Perdre est une question de méthode, Santiago Gamboa

Publié le par scor13

  perdre est une question de méthode

 

 

 

 

 

Résumé (4e de couverture)

 

Victor Silanpa est détective, journaliste à ses heures, un brin escroc et franchement désabusé. Un matin brumeux, la découverte d'un cadavre crucifié et empalé sur les rives du Sisga ranime sa soif de justice. Aidé de Quica, une jeune prostituée qui le tient sous son charme, il enquête dans les bas-fonds de Bogota, allant jusqu'à déjouer la machination de puissants politiciens véreux....

 

 

Mon avis

 

Vers quelle destination pars tu cette fois-ci?

Le vol spécial affrêté par la compagnie Evertkhorus a cette fois ci fait escale en Colombie. Indépendamment de ce qui nous vient à l'esprit immédiatement (les cartels de Médellin, et Cali, Ingrid Betancourt et les FARCS, la guérilla, en sont quelques exemples) j'avoue que je ne connais rien sur ce pays, et surtout pas sa littérature. C'est pourquoi encore une fois j'ai pris part à ce vol.

 

Quel est l'auteur qui t'accompagnera pour ce voyage? Et pourquoi ?

L'atterrissage est prévu pour moi en compagnie de Santiago Gamboa. Pourquoi? Tout simplement parce qu'il a publié un roman intitulé « Nécropolis 1209 » qui semble faire l'unanimité sur la toile. J'ai longtemps hésité avec un autre nom de la littérature colombienne, Gabriel Garcia Marquez.

 

Si ce roman fait l'unanimité pourquoi ne pas l'avoir choisi alors?

Tout simplement parce que d'après ce que j'en ai lu, il ne se passe pas en Colombie mais à Jérusalem et que pour ce voyage j'avais envie que le roman choisi s'y passe. J'ai donc privilégié le premier roman de cet auteur. COLOMBIE

 

Alors quelles sont tes premières impressions face à cette lecture?

 

Nous avons affaire à deux narrateurs. Le premier est un narrateur omniscient. Il décrit l'enquête à laquelle se livre Silanpa, un journaliste qui arrondit ses fins de mois comme détective privé. Tous les deux ou trois chapitres environ, le narrateur omniscient laisse sa place à Aristophane Moya, le capitaine de la 40e brigade de police de Bogota, qui a une addiction à la nourriture et qui décrit cette addiction dans le cadre de la Dernière Cène, une association évangélique, une sorte de groupe de parole.

J'ai eu du mal avec les très nombreux personnages du livre. Il a même fallu que je prenne des notes pour arriver à dénouer les liens que l'auteur tisse entre eux. Et puis rapidement tout devient clair : entre les avocats véreux, les hommes d'affaires, les politiques corrompus, le journaliste désabusé qui mène l'enquête à la place du flic qui en profite pourtant pour tirer la couverture à lui, ce roman concentre tous les ingrédients nécessaires à la confection d'un bon polar. Malgré tout j'ai regretté que ma prise de notes rendue nécessaire par la multiplicité des personnages ne me dévoile très rapidement l'intrigue. Et c'est là que le bât blesse: le livre manque cruellement de suspense. De plus, l'alternance entre les deux narrateurs casse trop le rythme à mon goût. On arrive à se passionner un peu pour l'histoire qui est complexe, puis Aristophane arrive et il nous raconte sa vie...qui n'a en plus aucun intérêt dans l'histoire sauf évidemment à la fin. Donc pour ma part, je vois cette narration plus comme un prétexte pour justifier la fin qu'avec un réel intérêt.

 

Malgré tout il décrit particulièrement bien la corruption liée à l'immobilier (qui sévit aussi bien en Colombie qu'ailleurs dans le monde). Et je me suis surprise à avoir plusieurs fois le sourire aux lèvres car certaines scènes décrites sont particulièrement savoureuses.

 

Bilan

 

Un premier livre qui aurait pu être beaucoup plus intéressant que çà. Il souffre de quelques longueurs, alors que la fin elle même est précipitée. C'est dommage car il disposait malgré tout de bons atouts.

 

De plus hormis quelques éléments de géographie, je n'ai pas vraiment découvert la Colombie (mais dans ce cas précis, il s'agit bien évidemment d'un problème de choix de ma part).

 

Malgré ce bilan mitigé, penses tu poursuivre l'aventure avec Evertkhorus?

Bien sûr. Tout d'abord parce que j'adore cette idée de découvrir un pays au travers de sa littérature, même si, hormis quelques éléments de géographie, je n'ai rien découvert de remarquable, mais cela tient certainement au fait d'avoir choisi un polar. Ensuite, j'aime beaucoup la période qui précède la lecture elle même qui est faite dans mon cas précis, d'hésitations, de revirements: pourquoi cet auteur et pas celui-là, pourquoi telle oeuvre plutôt que telle autre. Et enfin, j'apprécie infiniment l'après lecture, le moment de partage avec les autres voyageurs qui nous permet encore une fois de faire de belles découvertes et de compléter notre liste d'envies.

 

Comment faire pour lire les autres avis?

Il faut se rendre sur le blog d'Evertkhorus qui regroupe tous les liens des autres participant ou cliquer ci dessous

Lynnae - mimi54 - Véro - bambi_slaughter - Lexounet - Frankie - Iluze - flof13 - Sabbio - nanet - Guillome - Elora - Nelfe - Touloulou

 

Buen Viaje

 

DESTINATION COLOMBIE

 

Publié dans POLARS

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Véro. 13/03/2011 17:23



Il est top ton billet, j'adore sa forme ! Bon, pour le choix du livre, je vois bien que cette destination Colombie aura été assez difficile pour la majorité d'entre nous ! C'est assez curieux
d'ailleurs car c'est la première fois ... On se retrouve mercredi pour Le Petit Prince !



scor13 13/03/2011 18:24



Pour la forme, je pense la reprendre pour le prochain article destination. Je me suis bien amusée à le rédiger.


J'ai fini le petit prince mais j'ai du mal à écrire le billet par contre. Je me demande même s'il ne va pas falloir que je le relise pour le rédiger. A mercredi



flof13 13/03/2011 03:07



je l'ai lu aussi et commenté sur mon blog, je crois même que c'était mon premier part' sur Livraddict ! je suis plutôt d'accord avec ce que tu en dis. Concernant le choix du polar, ça dépend
vraiment. Par ex, avec Destination Islande, j'avais fait le choix d'un Arnaldur Indridason, et c'est un bon moyen de découvrir le pays, la société surtout !



scor13 13/03/2011 18:22



J'avais fait le même choix que toi pour l'islande et j'avais beaucoup aimé. J'avais appris aussi quelques éléments de l'histoire de l'islande. Mais ici c'était vraiment la portion congrue. je
vais aller voir de ce pas ton avis pour le comparer au mien



evertkhorus 12/03/2011 13:59



Merci pour ta participation et cet article très original et ton enthousiasme pour la suite! Je crois que l'on aime tous le choix qui précéde la lecture. Mais même si l'on ne découvre pas
forcément le pays à fond, tu touches un doigt sur la littérature du pays et ses spécificités. En tout cas, ce fut définitivement le cas avec marquez!



scor13 12/03/2011 14:04



C'est sûr que la démarche de recherche et de "documentation" sur les auteurs du pays sélectionné est une démarche intéressante, qui permet d'appréhender un peu la destination. Elle favorise de
nouvelles découvertes. Je croise d'ailleurs les doigts pour que la destination à venir soit celle pour laquelle j'ai voté. J'ai trouvé des livres qui me semblent d'ores et déjà passionnants.



Frankie 12/03/2011 10:19



On a choisi le même livre ! Je suis d'accord avec toi sur les points négatifs et ça a d'ailleurs rendu mon avis plus mitigé. J'ai aussi les mêmes questionnements que toi l'avant lecture, le choix
du livre etc... Et finalement, j'ai voulu prendre un genre différent des autres fois et je m'aperçois que ce n'est pas forcément une très bonne idée. En tout cas, vivement la prochaine
destination !



scor13 12/03/2011 12:48



C'est sûr que je suis toujours partagée entre prendre un genre dont je suis sûre qu'il va me convenir (même si le livre en lui même me partage) et changer de genre (en prenant le risque que cela
ne convienne pas)


Je file voir les avis des autres